GiovanniCAMATARRI philosophe ami

Un phare s’est éteint le 31 décembre 2014.

Un phare s’est éteint

Horreur, je suis au Shri Lanka encore sous le choc de l’attentat contre Charlie Hebdo. Je lis et relis le courriel incrédule :

« Giovanni est décédé dans la nuit du 31 ».

Étrange date puisque c’est l’année même du décès de son père. Pas de hasard pour moi, sa relation au père l’avait torturé.

Giovanni douze ans de moins que moi ! Mon jumeau intellectuel.
A bas les lieux communs et les stéréotypes. Jamais je n’ai eu d’étudiant ou de collègue plus sérieux, plus ponctuel, plus rigoureux et exigeant que Giovanni du Frioul.

Tout avait commencé par mon désespoir à la fin de la rédaction de ma thèse de doctorat en 93. J’étais épuisée, vidée. Pas une idée pour ma conclusion. Giovanni mon professeur particulier d’italien me fit parler durant les deux heures de mon travail. En français, en italien. Il repartit sans un mot. Deux jours plus tard, il déposait sur mon bureau 7 h feuilles imprimées. Tout y était. Èmue, me sentant comme illégitime de signer son texte, je refusais. Nous avons fini par nous mettre d’accord :j’acceptais et nous écririons un livre ensemble.

Ce fut Autonomie et Apprentissage. Une fée veillait sur nous. Dès réception du plan et du premier chapitre rédigé, Gaston Mialaret directeur de Collection Sciences de l’Education, nous donna rendez-vous à son bureau Boulevard Saint Michel. Notre livre sortit chez PRESSES UNIVERSITAIRES de FRANCE

Avant la commémoration

Je suis dans l’avion assaillie de tristesse. Le 21 sept, est l’anniversaire du décès d’Alma, ma grande amie israélienne en 2009…le 22 Juillet 2014 c’était ma belle-soeur qui nous quittait.

Je rejoins l’ appartement de Giovanni et A. sa femme où j’ai tant travaillé avec lui, prends les clés chez le gardien …Je m’y suis retrouvée seule seule avec les livres,  A.. Moi je suis là et lui non.

L’après midi je pars. je redoute la commémoration dans deux jours où je dois parler. je me sens comme tirée vers le bas.

J’ai besoin de silence, de penser à Giovanni, à tout ce qu ‘il m’a appris. Je veux revoir le Lac de Come où j’ai passé des week ends à Gravedonna dans une petite auberge qu’il connaissait bien. J’y avais rédigé ma thèse de doctorat. Je veux y aller en bateau. .

En fait de rive du lac, on m’oriente derrière le cimetière sur les hauteurs, dans un quartier en béton, récent, peu accueillant. Le propriétaire, un homme sec, sportif, me donne trois clés et se retire. Un bouton où sonner si problème.« il y a ce bouton pour appeler ». Les 4 chambres ont l’air inoccupées. Tout est très propret. Au moins, je téléphone à l’amie de A. j’ ai envie de la connaître. Besoin de voir quelqu’un aussi. Une voix rauque de fumeuse me répond, elle sait que je suis arrivée par A. et me dit qu’elle va me rappeler. J’attendrai en vain.

Je ressors et parcours Lecco.   Il fait humide.

Je n’arrive pas à dormir et me mets à pleurer comme si j’avais trop longtemps retenu ma tristesse. Moi je n’avais pas assisté à l’enterrement alors qu’eux, tous les autres qui viendront si.

Le lendemain il y a la tempête Pas de bateau aujourd’hui annonce le propriétaire au petit déjeuner. J’ai mal et peu dormi. Pensé à Giovanni. Sa mort un 31 décembre le jour de son anniversaire, 6 mois après le décès de son père avec qui il avait des relations si difficiles.

 

COLICO

Avant mon retour demain à Milan pour la cérémonie ce soir, je veux aller à Colico. Giovanni aimait ce lieu que je ne connais pas. Impossible de dormir. ’ai pris ce matin rendez-vous chez un coiffeur et y retourne. Il vient de Dongo …où ont été arrêtés el duce. Mussolini et Clara Petacci qui ont été fusillés aussi par ici….son fils est militaire  en Afghanistan. Il craint tous les jours pour lui le pire.Nous parlons de Colico et il soupire

« les gens sont un peu cosi aujourd’hui car c’est l’enterrement d’un jeune de 10ans, il a eu une tumeur. »

Hommage à Giovanni à Milan en sept. 2015

Soirée pour Giovanni. Je suis nerveuse. Je loge chez A. elle est courageuse. Avec une trentaine de proches nous nous retrouvons dans un petit centre pédagogique créé en mémoire de la Résistance. Fidélité aux choix de G. La veille dans la nuit des voleurs y sont entrés, en fait il s’agit de militants d’extrême-droite qui ont cassé et saccagé par plaisir. Atterrant. Tout est en ordre à notre arrivée.

Petite salle avec estrade. J’ai le coeur serré. Les uns, les autres se retrouvent autour d’un prosecco et je suis présentée à une flopée de personnes

Beaucoup de jeunes sont venus, les amis des deux fils d’Anna. Ses amis d’un groupe de lecture. Des collègues à elle de la Bibliothèque de la Bocconi. Des collègues à lui du Lycée Classique qu’il dirigeait.

Ses fils spirituels

Nous sommes trois à parler. Près de moi Federico ex-professeur de Giovanni, puis Eduardo ex-élève qui a été « récupéré » par Giovanni alors qu’il avait un profil de décrocheur. Il plonge ses yeux verts de son beau visage de jeune rebelle dans les miens, un faux air de Lambert Wilson. C’est moi qui prend la parole la première, en italien!!!. je trébuche sur les mots puis me lance. Ma voix dans le micro me calme.

Puis une chanson écrite par A. et un ami enthousiaste, avec des parties non chantées dites par Alessandro son frère, géant universitaire, économiste, psychanalyste et la Giulana sa femme aux cheveux rouge, vétérinaire

Suivent deux prises de parole Luca qui essaie de dire son rapport à Giovanni, à l’école de Francfort…il rappelle la notion d’anti-victimisation chère à G.

dans l’ascenseur, A. et moi sans Giovanni

David prend lui trois termes pour parler de Giovanni : contradiction, rupture et intensité

David qui dit comme il est difficile d’être autonome par rapport à une personne qui l’est. De la pointure de Giovanni.

Suivent le frère d Anna, géant à la guitare et harmonica et sa femme, qui debout chante à la Joan Baez, des blues et des chansons des Rolling Stones.

C’est très chaleureux et réussi. Mon noeud de chagrin s’est dénoué

Anna et moi parlons au retour jusqu’à l’aube

deux heures du matin…Je commence à apprivoiser l’appartement

Giovanni, un faro in Italia per me

Sapere, impegno, complessità e etica : autonomia del sogetto

Non ero qua in dicembre 2014. Ringrazio Anna della sua iniziativa di oggi per costruire insieme la memoria di un uomo grande in tuti i sensi che abbiamo avuto la fortuna immensa di conoscere.

Vorrei dividere i miei ricordi in 6 punti:

1. Il contesto professionale

Ho lavorato a Milano dal 1992 a1994. Sono arrivata nel settembre al Centro culturale francese in via Bigli, prima del suo trasloco al Palazzo delle Stelline. Cerqavo nel dizionario i significato della parola “tangenti” e poi chi era Di Pietro. Avevo parlato con una segretaria del mio bisogno di un corso di italiano in cui fosse possibile approfondire anche alcuni elementi di attualità. Non sapevo l’italiano, solo il castigliano. Lei me presentò allora Giovanni e ogni mercoledi verso le sei arrivava con la sua sigaretta da spegnere. Fui stupîta dell’estensione delle sue conoscenze e ho scoperto un vero europeo. Abbiamo subito condiviso la nostra curiosità intellettuale e le nostre preoccupazioni politiche.

ø;

Un giorno lui non ha potuto venire e mi ha mandato la sua fidanzata. Quel giorno mi ha fatto un regalo senza prezzo: Anna. Iniziò così una amicizia attraverso di lei. Ho “vinto” così altri regali: Luca che adesso è parigino e David che affronta anche lui la vita universitaria con la sua tesi di dottorato. Otra historia…

2. La sua metodologia dell’autonomia

A partire dalle mie domande mi ha rivelato un’Italia ipercomplessa e postfordista: la mancanza di analisi del paese sulla seconda guerra mondiale, il disastro delle lotte politiche e il crollo della sinistra, ma anche episodi che solo gli Italiani conoscono. Andreotti – Lucifero -che potrebbe essere il figlio del papa, il dramma di Piazza Fontana e l’incriminazione di Pinelli, i terremoti ( si era impegnato come volontario nel Friuli); il carcere di Milano dove era stato prigioniero Gramsci, l’enigma delle Brigate Rosse. La morte de Troisi, per la quale tutta la città ero in lutto e io non riuscivo a capire. Gli piaceva sottolineare la lucidità di di Nanni Moretti, il ruolo di Franca Rame, la brutta ascensione di Bossi con Formentini e sindaco e l’incubo dell’elezione di Berlusconi che sembrò a entrambi tragica e terribile Berlusconi.

Mi spiegava con tono grave – “Secondo me” o conclude “Insomma”.

Mi ricordo che era entusiasta di aiutarmi a capire un paese che adorava ma che guardava in odo molto critico.

Entrambi avevamo un desiderio di azione e un disillusione verso i partiti politici. L’educazione era restato il nostro campo di azione sociale e civile.

Noi litigavamo sul tema de la psicanalisi , per lui non era una scienza. Io lo criticavo dicendo che si dice la stessa cosa della pedagogia: «Sono teorie pratiche, non c’é pratica sanza una teoria sottostante e che le pratiche e le teorie si modificano reciprocamente, che Castoriadis, il filosofo militante della autonomia, aveva dimostrato il legame fra educazione e psiconalisi: dare a ogni persona la possibilità di uscire dalla confusione e dalla sofferenza con l’accesso al linguaggio per divenire attore responsabile. C’erano anche molti altri temi su cui avevamo discusso aspramente Lo scrittore Edgard Hilsenrath, di cui mi ha fatto comprare un libro, e che a me non è piaciuto.

Me racomando dos romanzos que adesso son parte de mis lecturas de basis

Primo Levi si questo e un uomo y la tregua

Quando un uomo gli ha dato da mangiare quando lui era malato e non poteva alzarsi per prendere il suo piatto: è il momento in cui si capisce l’essenza della sua umanità. Invece La legge del Lager diceva  » Mangia il tuo pane, e se puoi anche quello del tuo vicino « .

Presero tutto incluso il cognome con il numéro del tatuaggio dovremo trovare la forza necessaria affinché dietro il cognome, resti comunque qualcosa di noi.

Résistant dont le nom a été donné au Centre de la réunion

Cristo si è fermato a Eboli : mi ha incantato. E’ il romanzo autobiografico di Carlo Levi scritto tra il dicembre del 1943 e il luglio del 1944 pubblicato nel 1945. Sotto il regime fascista, negli anni 1935-1936, lo scrittore fu condannato al confino in Basilicata a causa della sua attività antifascista. Per il protagonista, un medico, è la scoperta di una civiltà rurale, dietro la quale c’è una sensibilità.

La sua metodologia si completava con il commento dei giornali. Io leggevo tutti i giorni la Repubblica e conservavo gli articoli che non avevo ben capito. Lui mi aiutava a decodificarli. Devo a lui la mia visione dell’Italia.

3. L’amicizia dinamica e aperta

Sono stata con Giovanni e Anna al mare ad Andora, ad Alba capitale del tartufo, a Parma, nella zona del Po dove c’erano le paludi ed dove la moglie de Garibaldi, a Cremona con la sua tradizione di violini, a Mantova dove abbiamo mangiato ravioli con i carciofi e visto gli affreschi di Mantegna.

Un altro momento intenso di questa amicizia fu a Napoli quando Giovanni, Anna davide e Luca hanno raggiunto me e mio fratello, mia cognata e i miei nipoti. I miei nipoti hanno imparato da Davide la giocoleria e con Giovanni «il risotto alla Giovanni». Abbiamo avuto con lui un guida a Pompei e a Paestum. Per noi fu un mentore eccezionale per conoscere l’italia. Un anno fa in agosto 2014 ho avuto l’impulso di venire a Milano. Siamo stai un giorno a valeggio sul Mincio. Ho sempre davanti a me l’immagine di Giovanni su una panchina di fornte al fiume in piena con il suo rumore in sottofondo.

4. Un Co autor y un cuoco gourmand

Tutto incominciò con la mia tesi di dottorato Scienze dell’educazione sul tema della autonomia. Dopo che l’avevo scritta tutta, non avevo nessuna idea sul modo di concluderla. Ero disperata. Giovanni mi ha ascoltato e due giorni dopo mi ha dato 5 pagine che ho tradotto. Incredibile! Era completamente congruente con la mia tesi!. Mi sentivo in debito e gli ho detto che bisognava scrivere insieme un libro. E così facemmo.

Il Livro: un miracolo, la nostra proposta fu accettata a partir del piano e da un un capitolo direttamente, dal famoso editore PUF. Per due anni abbiamo scritto il libro a distanza incontrandoci ogni tanto a Milano o a Paris (il giorno dell’arresto di Pinochet, abbiamo brindato). Era lui que cucinava perché l’ora del pranzo era sacra: pasta e paté francese, peccato non apprezzasse il vino). La sua sete di sapere e di leggere era insaziabile. Quando scopriva un autore voleva leggerlo tutto. Insieme criticavamo quelli che citano un autore che ne cita un altro, che cita a sua volta l’autore che andrebbe letto. Niente di questo per Giovanni! La sua biblioteca poliglotta lo testimonia.

Abbiamo avuto discussioni sui cambiamenti nell’educazion, ma anche su altri temi che lo preocupavano: il ricorso alla violenza negli anni di piombo in Italia, e perché non aveva accettato la lotta armata, lo sviluppo del fascismo in Europa. Gli piaceva parlare dei partigiani in Italia.

Per il libro no c’era una frase che abbiamo verificato insieme. Io traducevo quello che mi mandava e lui lo controllava!. Ci capivamo perfettamente. C’erano momenti di crisi con discusioni molto vivaci. Per esempio a proposito della parola ossimoro che io non conoscevo e che consideravo pedante. Lui mi ha dato dell’ignorante…

C’erano autori che avevamo in comune

en filosofia como Kant, Kant y Kant

En psicologia Piaget, Vigotsky y Rogers

En sociologia Edgard Morin Passion pour Edgar Morin la méthode que vino en Milan entre 92 y 94 presentatr Terra amata. Su metodologia en articulacion con Vico de la relacion y del proceso lo pasionnaba. Rehusar la simplificacion pero cercare la simplicidad…oltrepasare los paradojos, articulare los macro méso mico niveles o décis las finalidades de la educacion, la oraganisacion y el acto pedagogico

En pedagogia Rousseau, Malcom Knowles, Paolo Freire, Freinet, Montessori

E ci sono autori che mi ha fatto conoscere lui:

el gran sociologo post modernista Zygmunt Bauman con la teoria de la fluidad y il Amartya SEN y la nocion de capablida il probelam non e la mancanza di recursos ma l’aceso a los recursos

Especialistas de la comunicacion y de las tecnologias numericas Les TIC Tomas Maldonado Critica dell ragione informatica . La trasformazion e in corso , avverte che cio non ci esime da una valutazione critica del fenomeno et dei suoi effeti Me ricuerdo su entusiamo para la reforma y el tema de la didattica modulare. Me ha dado el libro dea cura de Franca Quartapelle Proposte per una didattica modulare

Reflexiones sul racismo con Alessandro del lago Non Persone, l’exclusione dei migranti in una societa globale. La maccina de l paura. Qualcuno di odiare. Un racismo di tipo nuevo : menacia, representciones del profugo

A partir de este ebullicon il libro nuestro ha permito de establecer

1. una definicion de la autonomia y de suo paradimo como finalitad y como medio ; Invec c’e una deviazione dove la autonomia e utilizada como medio con finalidad la rentabilidad en la industrialisacion de la formacion

2.l’autonomia e una metacompetencia del insegnte que slivupa altre cmpetencias psigologia-pedagoigia

· epistemologica

· sociologia analisis del cambio

· metacognitiva aprender a aprender

· y semiotecnica conocer los usos y possibles de les technicas numericas

3. Corelacion entre aprendizaje y tecnologias.

4. Il interes suo por Né pour apprendre ….Encuentro Trocmé-Fabre y ha traducido en italiano su libro…Varela Lo importante es l’atciulacion fra los ddiscovertes en scincia de neurobiologia y tecnicas para aprender. : el ser umano Nato para aprender Anna ha quella traducion, posso copiare los titulos

5. La originalidat sua una vision global y transdiciplanaria

Giovani tenia una vision global en historia, en filosofia yen sociologia que me oltrepasaba. Pertenece a la clase de los grandes intellectuales del siglo de la luz o a Un Pic de La mirandole ? Lo que me impresiono lo mas era que tenia una construcion o struttura ideologica, etica, teorica y practica molto solida, escientifica. Lui possedeva una rigor nel razionamento que me pasiono. Poteva con sus sistema de referencias analisar, situar, tutto fenomeno en nostro mondo de incertitumbre.

Se concentro en la educacion con sus 3 ejes a la creatividad, la validacion escientifica y su apport social y civico dove Giovanni actuaba

Su originalidat y fuerza en educacion eran la interaction entre sus 3 funciones o partes ( insegn ricercatore e esperto momento o e ingegnere se deve concebir, construire y conducir un dispositvo ) lo que compartiba con lui :

Centro il proceso =il soggeto en formacion o el insegnante o formateur

3 tipos de concepciones se inter alimentant (nourrisesent-)

– paradigmaticas : autonomia ( Kant no obedecer ni a dios ni autoritat), constructivismo radical, complesidad y interacion-comunicacion, transdiciplinaridad y teoricas : sociologia, historia, semiotica

– operationales : cambio de l’enfoque transmissivo, autoformacion y nuevo papel de guia, anlaisis de la sociocultural y comunicacion, strategias de educabilidad, incremantatr dispositos con Internet

– metodologias como procéder,actuar acion investigazione, proceso a partire de evaluacion

Para terminar

Con G. Comparti questo de Georges Orwell anche se non possiamo cambiare le cose la responsabilita nostras e de sapere los orrores( Shoa, colonialsmo Algeria, Cambodia, Ruanda, oggi profugi)

Il mio faro en Italia se ha spento.

Continuo a afirmare con Giovanni que en la educacion autonomia no es una utopia y que su punto central es la etica

Giovanni ci ha lasciato dentro lo meglio, la umanita

Pompéi « c’est ruineux »







Giovanni un philosophe
critique. ses notes sur son parcours mes tentatives de traductio

L’intellectuel critique radical versusle politicien ou l’intellectuel de service

« Gli intellettuali sono gli ulti­mi nemici dei bor­ghesi e, nello stes­so tempo, gli ul­timi bor­ghesi.

In quanto si concedono il lusso del pensie­ro contro la nuda ripro­duzione dell’esi­stenza, si compor­tano come privile­giati; ar­restan­dosi al pensiero, dichiarano la nullità del loro privi­legio. »

T.W.Adorno

Se mi fosse richiesto di spiegare quale sia, per me, il significato dell’impegno intellettuale nella vita e per la vita, mi troverei certamente in imbarazzo: non per mancanza, ma per l’eccesso delle immagini che illustrano, nella memo­ria, il percorso di una maturazione silenziosamente soffer­ta, di un processo che mi ha lentamente condotto da una par­te all’altra di quel confine, impercettibile ai più, che separa net­tamente l’atteggiamento dell’intellettuale critico da quello del politico di professione o dell’intellettuale socialmente «organico».

Si on me demandait d’expliquer quel est, pour moi, le sens de l’engagement intellectuel dans la vie et pour la vie, je serais certainement embarrassé : non par manque, mais par excès d‘images qui illustrent, dans ma mémoire, le processus d’une maturation silencieuse et douloureuse, d’un parcours qui m’a lentement mené d’une partie à l’autre de cette frontière, imperceptible à beaucoup, qui sépare nettement l’attitude de l’intellectuel critique de celle du politicien de profession ou de l’intellectuel socialement « organique ».

La rigidità «scientifica» è dunque estranea per defini­zione ad una posizione di pensiero che, senza arrestarsi alle singole determinazioni particolari, vaga incessantemen­te alla scoperta di potenzialità inespresse che devono esse­re tradotte non tanto in proposizioni linguistiche, quanto in progetto di mutamento e di trasformazione del mondo. Non si tratta, dunque, di elaborare un generico anarchismo poli­tico o una forma di individualismo teoretico, bensì di orientarsi verso un pensiero progettuale che risulta stori­camente limitato (ma non auto-limitato!) all’esercizio della critica negativa della totalità esistente.

La distance critique

La mia primissima formazione è stata marxista e dogma­tica: un’adolescenza distorta nelle contorsioni dell’ideolo­gia. Solo in un secondo tempo, alle soglie della giovinezza, la crisi politica ed esistenziale degli ultimi anni ’70 mi ha condotto su nuove tracce, forse alla ricerca di un rinno­vamento senza alcuna soluzione di continuità. Qui ho trovato l’eresia rivoluzionaria. Qui ho trovato la forza per rompere con tutti gli schemi del passato: con la sua intrinseca de­bolezza. Questi schemi, peraltro, hanno continuato a influi­re decisamente su altri aspetti della mia vita, condizionan­do il presente e ipotecando, almeno psicologicamente, il futuro.

Denso di significati oscuri, che si vengono progressi­vamente illuminando nel corso del mio difficile cammino, è stato l’incontro con il detto oracolare di Ernst Bloch: «Pensare è varcare le frontiere». Come in una sorta di mani­festo programmatico, ho letto in questa frase apparentemente semplice e lapidaria il senso di quella libertà che non è semplicemente una forma della politica, né uno stile della vita, ma è il destino stesso racchiuso nella coscienza di essere uomo.

Ma toute première formation a été marxiste et dogmatique : une adolescence déformée dans les contorsions de l’idéologie. Ce n’est que dans un second temps, au seuil de la jeunesse, que la crise politique et existentielle des dernières années 70 m’a conduit sur de nouvelles pistes, peut-être à la recherche d’un renouveau en rupture J’ai trouvé ici l’hérésie révolutionnaire. J’y ai trouvé la force de rompre avec tous les schémas du passé : avec sa dépravation intrinsèque. Ces schémas, de plus, ont continué à influencer de façon décisive d’autres aspects de ma vie, en conditionnant le présent et en hypothéquant, au moins psychologiquement, l’avenir.

La rencontre avec le dire de l’oracle Ernst Bloch : «Penser c’est franchir les frontières» fut dense en significations obscures, qui se sont éclairées progressivement au cours de mon chemin difficile. Comme dans une sorte de manifeste programatique , j’ai lu dans cette phrase apparemment simple et lapidaire le sens d’une liberté qui n’est pas simplement une formule en politique, ni un style de vie, mais le destin lui-même enfermé dans la conscience d’être un homme.

Il radicalismo politico, la cui sterilità è data pro­prio dalla sua autolimitazione alla particolarità, è stato sostituito, nella mia esperienza intellettuale, da un più denso radicalismo filosofico, la cui fecondità consiste nel continuo movimento oltre gli schemi categoriali entro i qua­li le illusioni totalizzanti cercano sempre di irrigidire la realtà. Il radicale che – come diceva Karl Löwith – «contra­riamente all’origine della parola è privo di radici», è co­lui che riapre continuamente l’orizzonte che il mondo della «chiacchiera» vorrebbe chiuso una volta per sempre. Il radi­cale è l’incarnazione umana (troppo umana!) dello «spirito che tutto nega», del Mefistofele che s’ingegna per restitui­re al mondo quel senso integrale dell’umanità – pensare e sentire – che il razionalismo ha ridotto ad uno solo dei suoi termini…

Le radicalisme politique, dont la stérilité provient de son auto-limitation à la particularité, a été remplacé, dans mon expérience intellectuelle, par un radicalisme philosophique plus dense, dont la fécondité consiste dans le mouvement continu au-delà des schémas catégoriels à l’intérieur desquels, les illusions totalisantes cherchent toujours à figer la réalité. Le radical qui – comme disait Karl Löwith – «contrairement à l’origine de la parole est sans racines», c’est lui qui rouvre continuellement l’horizon que le monde de la «causerie» voudrait fermer une fois pour toutes. Le radicalisme est l’incarnation humaine (trop humaine!) de l’«esprit qui nie tout», du Méphistophélès qui s’ingéniera à rendre au monde ce sens intégral de l’humanité – penser et sentir – que le rationalisme a réduit à un seul de ses termes….

La rigidité «scientifique» est donc étrangère par définition à une position de pensée qui, sans s’arrêter aux déterminations particulières, erre incessamment à la découverte de potentialités inexprimées qu’il faut traduire moins en propositionslangagières, qu’en projet de changement et de transformation du monde. Il ne s’agit donc pas d’élaborer un anarchisme politique générique ou une forme d’individualisme théorique, mais de s’orienter vers une pensée conceptuelle qui est toujours limitée (mais pas auto-limitée!) à l’exercice de la critique négative de la totalité existante.